Trace vosgienne 2012

There are no photos with those IDs or post 245 does not have any attached images!

 

Levé à 8h, tranquilou, le départ est à 9h15. Petit déj et direction Xonrupt… à 6km. Il fait beau, c’est bonheur. J’arrive à 9h, ll y a déjà 400 personnes massées devant la ligne de départ. Pas grave, je fais pas la course, je randonne. En tout nous sommes 520 inscrits sur le 45km (1500m de d+). Il y a une centaines de participants sur le 75km (2400m de d+) et environ 250 sur le 25km(750m de d+).

En regardant autour de moi je vois vite qu’il n’y a pas de rigolos ici. Personne sur un vtt pourrave, aucun gus costumé avec une crête ou un dinosaure sur le casque. Je suis au fond du peloton et discute un peu avec les gars alentours. Ils ne sont pas là pour faire la course mais pour profiter du parcours, disent-ils. Je vois un spé fsr, un scott scale, un yeti, un lapierre 710, un mérida et deux orbéas à côté de moi, rien que tu tout carbone haut de gamme, les rigides sont majoritairement des 29 », les tout-mous des 26 ». Partout, c’est cuissard et chaussures xc sur des montures de magasines.

Top départ, les gars partent comme des malades. On commence par suivre le lac de Xonrupt puis très vite, on grimpe. La pente se raidit, le rythme ralentit, je commence à doubler pas mal de gens même si je décide de ne pas me mettre dans le rouge: je ne sais pas ce qui m’attends mais je crains le pire car il a plu toute la nuit façon déluge divin et j’aimerai ne pas finir trop cramer pour pouvoir rouler demain et après-demain et… Oui, mon épouse est une sainte 🙂

Ca grimpe fort mais c’est rarement très cassant. Il y a un peu de boue, ça glissouille mais rien à voir avec ce qu’on trouve din ch’nord, ça ne colle pas, ça passe en fasttrack même dans les gros raidars. On serpente entre les roches et les racines, le sentier est très étroit et la pente très forte rend la pratique du bec de selle obligatoire. Les rigides sont à la peine et manquent d’adhérence tandis que les suspendus montent au train. Dès que quelqu’un met pied à terre ou fait un écart, il y a un ralentissement, le bouchon est inévitable. On perd 5 bonnes minutes bêtement. Heureusement, ce sera le seul blocage du parcours qui sera totalement fluide par la suite. on monte 8km, avec de petites portions descendantes de temps en temps, de 600m à presque 1200m.

D’un coup on bascule dans la descente, je roule tout d’abord prudemment et je me fais dépasser par des cinglés qui s’amusent à sauter tous les rochers qu’ils rencontrent en coupant les virages avec des dérapages de malades. La pente alterne chemins caillouteux larges, singles tortueux sous les pins, petites marches, rochers de tailles diverses, racines, petits pierriers et virages en épingle. Et ça dure. La difficulté technique est dosée pil poil, c’est ludique, l’adrénaline est bien présente mais rien n’est insurmontable et ça passe sourire aux lèvres.

Premier «ravito».  On passe à côté d’une file de bénévoles sur 150m qui nous tendent des verres d’eau coloré, des fruits secs et du pain d’épice à la volée. Personne ne pose pied à terre, on boit en roulant et on jette les verres. Juste après, ça regrimpe. Il y aura 4 ravitos de ce type sur le parcours.

30km. Il y a des gens tout le long du parcours qui nous encouragent, on a envie de doubler le type juste devant. Je suis frais, le compteur annonce 15km/h. Mon Epic fonctionne à merveille. Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans l’eau au ravito mais je décide d’appuyer un peu.

Je continue alors à un rythme plus soutenu, doublant pas mal de gens en montée et suis plus confiant en descente (avec des pointes à plus de 50km/h) même si je me fais toujours passer par quelques furieux acrobates. Après une longue ascension dotée d’une pente jeanracinesque (passée sur le vtt, si,si), j’entre dans la dernière, longue et fabuleuse descente puis rentre au stand après un poil plus de 2h40 (temps global) à un gros 16km/h de moyenne, fatigué mais pas cramé. A l’arrivée le speaker, sur la scène dressée derrière l’arche d’arrivée, annonce mon dossard, mon temps de parcours et .. tait mon classement.

J’apprends que le premier du 45km (un bon coureur national quand même) termine en 1h50.OUCH. Il y a des tentes partout où on propose tartiflette, boissons et expos de vélos 2013, avec beaucoup de 29 » of course. Je lave mon vélo, me dirige vers un stand ou on me file une bonne soupe et un jambon-beurre, m’assois à une table et l’arrivée du vainqueur de la trace marathon (75km donc) résonne au micro, à peine 20min après moi, 25km/h de moyenne… pour local, top 10 du xc marathon français, devant deux «étrangers», suisse et allemand.

Je termine finalement 171 sur environ 520 inscrits dont une trentaine d’abandons pour casse mécanique, chute plus ou moins grave (contusions, entorse et … un hélitreuillage pour fractures multiples, ça calme) ou simplement grosse fatigue. Avec un meilleur départ, le bouchon évité, un peu plus de peps sur le 30 premiers km et de confiance en descente et un petit sac à flotte pour ne pas ralentir aux ravitos, il y avait moyen de gratter une dizaine de minutes et une cinquantaine de places … Ah oui j’ai failli oublier, 30ème sur 120 dans ma catégorie, les vétérans … C’est bon pour le moral, le dernier termine en 5h et quelques …

Retour à Gérardmer. 57 km le premier jour (ben oui, 45 + 2×6) ,ça part fort et la semaine à venir et annoncée magnifique ! Je me refait la trace cette semaine, c’est certain.