Malgré des conditions vraiment pas top (pluie,froid,boue) nous étions 6,5 Marcassins à Grande-Synthe dimanche matin pour le 40km.

Je suis arrivé tôt et, après un bon café, du tractage, de l’ affichages, du démarchage et des discusions autour de la ronde 2013, Cedric (Luczak) , Bernard et Edouard, Jérôme (avec un pote futur Marcassin semblerait-il, d’où le « ,5″)et Fabien m’ont rejoint aux inscriptions.

Cedric arbore fièrement son nouveau destrier flambant neuf et dans un soupir je me dis que je vais souffrir… Didier, arrête de vendre des missiles s’il te plait, c’est plus possible là. Je sais pas moi, leste les ou fais des petits trous dans les pneus. Ces gars là roulent assez vite comme ça quoi !

Bref, tout le monde part la manette dans le coin. Les Thoor ont disparu, j’essaie de m’accrocher derrière Cedric mais comprends rapidement que c’est peine perdue. Il m’attend un peu de temps en temps avec patience. Fabien décroche derrière moi. Avec la pluie qui tombe et le sol qui glisse, je suis trop occupé à essayer de ne pas me casser la gueule et ne m’en aperçois pas tout de suite. Je ne sais pas où est Jérôme, je suppose qu’il est devant.

Arrive alors le coup de file. Cedric décroche son téléphone. Je continue et lui fais signe qu’il me recollera très vite… Je continue donc seul vers le Puythouck. On arrive dans un long passage assez boueux et collant. Mon tout-mou et mes cuissots sont à la peine dans ces conditions où il faut passer en puissance. Jérôme me rejoint et me double. On se revoit quelques minutes plus tard au ravito. Je prends mon temps, débarasse le vélo de la boue. Pas de Cedric… Je repars pensant qu’il est juste derrière.

La partie suivante et plus amusante : ça monte et ça descend, tout en glissade. Une bonne poirade. Puis je sors de la base nautique, traverse la zone commerciale et après quelques singles autour des canaux, débouche sur une route et traverse un pont qui enjambe la voie ferrée. Il ne reste que 2 ou 3 km. Toujours pas de Cedric… Coup de téléphone et pas de réponse.

Pensant qu’il est en galère (casse ? crevaisons ?) , je fais demi-tour profitant de la zone bitumée pour circuler en sens inverse. Je recroise Jérôme qui roule avec son pote et n’a pas vu le beau polonais. Je poursuis jusqu’à ne plus pouvoir rouler sans gêner les vététistes qui se déplacent dans le bon sens. Re coup de file. Pas de réponse. J »en profite pour débourrer le vélo 5-10min. Re coup de file et ça décroche : j’ai suivi Edouard et je suis déjà arrivé ! Merde alors , on ne s’est même pas croisé !

Bon demi tour, je repasse le pont et en relançant après un virage j’entend un claque très net : la patte de dérailleur à fait office de fusible. Il y a trop de boue, pas moyen de bricoler. Je termine à pied 3 bornes, frigorifié. Cedric m’attend à l’arrivée aussi glacé que moi et me vante les qualité de son spad pendant un quart d’heure un grand sourire sur ses lèvres gercées. Vélophile ça existe ça comme dérive sexuelle ?

La prochaine fois j’impose un sac de cailloux sur tous les Stump de l’équipe 🙂

Parcours urbain, la grande-synthoise n’a pratiquement pas de dénivelé positif mais est un parcours original avec beaucoup de relances.

Fait sous la pluie avec 0°C et un fort vent de NE cette année 2013.