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    • Anonyme
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      Salut à tous,

      j’ouvre le poste des comptes rendus du RDS d’aujourd’hui.

      Mais avant tout je tiens vraiment à remercier Jean d’avoir proposé cette sortie de groupe qui était tout simplement géniale !!!
      Super parcours, super décors, météo au top !!
      Bref, que demander de mieux … ???

    • Anonyme
      Inactif
      Nombre d'articles : 367

      Merci mon ami !!

      Je posterai mon compte rendu de l’hôtel ce soir !! il faut que je digère un peu tout ce que j’ai vu sur cette rando !!

    • Anonyme
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      Nombre d'articles : 263

      Comme Cédric , je voulais d’abord rendre hommage à Jean et son sens de l’organisation pour nous avoir dégoté cette « amazing » randonnée ! 😉
      La réservation de l’hotel, la qualité de l’accueil grâce au contact qu’il a eu avec Alain, le barbecue pantagruélique du soir, le cadre…
      Topissime
      Je prépare mon compte rendu détaillé aussi très bientôt 😎

    • Anonyme
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      Nombre d'articles : 540

      Ahaha prems !

      Quel week end formidable !! Je me joins à mes camarades pour faire un gros bisou à notre extrAOrdinaire Juan qui une fois encore nous a dégoté un plan en or massif. Ok, y’a mieux comme début côté suspens:)

      Arrivée en famille à Bouillon vers 18h30. Accueil en fanfare par un David surexcité qui m’aide à garer sur un minuscule parking le long de la Semois l’énorme camping car qu’on m’a prêté pour le week-end et que je conduis avec une maîtrise pour le moins discutable. Le cadre est superbe, c’est vraiment peu dire, et il fait un temps magnifique. Tout le monde est bientôt là, plus de 20 marcassins en Belgique, il ne manque que Cédric Lusszzczzak et sa dulcinée qui nous rejoindront un peu plus tard.

      L’autre diabolique Cédric et ses acolytes fous furieux Jérôme et Benjamin partent faire une petite reco tandis que nous nous installons à table chaleureusement accueillis par le patron du relais, vététiste averti et ancien organisateur du raid Godefroy de Bouillon qui, connaissant le coin comme sa poche, nous en vante les délices et les difficultés, assez surpris tout de même que six nordistes osent se lancer sur le 100km. A peine l’apéro entamé, nos trois affûtés éclaireurs sont de retour avec une casse de câble de dérailleur, une grosse gamelle pour l’un d’entre eux, et seulement 4 km au compteur. Ca promet !!

      S’en suit alors un barbecue à volonté, grillades et pâtes pour tout le monde, un régal pendant lequel les copains me font même un chouette cadeau pour mon anniversaire tout récent et pousseront la gentillesse en oubliant de charier mon grand âge, merci les gars !! On discute et on plaisante autour de la table, surtout on parle du lendemain : les épouses feront une randonnées pédestres ou visiteront la belle ville de Bouillon, les jeunes, Clément, Damien et un Thomas un peu stressé, se lancent sur le 40km, les Tailliez père et fils sur le 60km, les 3 fusées visent un chrono sur le 100km et les trois quadra (David, Jean-Yves et moi) veulent à tout prix terminer le 100km en profitant du paysage et en prenant un maximum de plaisir. Notre polonais bodybuildé fera le 40km avec sa chérie .. mais seulement après une grasse mat. Ben voyons 😀

      Allez, c’est l’heure du dodo, chacun retourne à sa chambre et mes femmes et moi rejoignons le camping car…. garé à 30m d’une fête foraine située sur la berge juste en face qui nous fera profiter, une grande partie de la nuit, d’une musique endiablée uniquement conçue pour deux instruments, la basse et la batterie, probablement l’une des rares que notre regretté Ludwig von B aurait pu ouïr distinctement à la fin de sa vie.

      A 6h00, l’appel du petit déj est douloureux mais l’excitation du jour nous permet d’afficher un grand sourire et de lancer crânement des plaisanteries en tout genre. Ensuite, direction Dohan et ses 183 habitants, inscription, petite photo et c’est parti mon kiki. J’avoue être un peu inquiet car moins préparé que d’habitude et j’ai bien l’intention de gérer les montées et de m’éclater en descente.

      Le parcours dans son écrin de verdure encerclé de cours d’eau est de toute beauté. Nous enchaînons des ascensions de 2-3km tout à fait gérables et des descentes jouissives d’une difficulté technique parfaitement dosées : ça va vite, il faut être concentré, sa tourne dans tous les sens, ça glissouille juste ce qu’il faut, il y a quelques parties très raides, des virages relevés, beaucoup de racines et le tout se passe presque exclusivement sous un épais tunnel de feuillage. Heureusement parce que ça cogne dur au soleil. Le patron du gîte nous avez prévenu : pas de lunettes noires, prenez plutôt des verres jaunes, vous allez être à l’ombre presque tout le temps !! Nous traversons régulièrement des cours d’eau sur des ponts plus au moins longs et larges. Il y a relativement peu de monde (moins de 500 participants) et les sentiers sont très fluides. Seule ombre au tableau, ma chaîne qui a beaucoup de mal à passer sur le grand plateau et déraille très souvent, m’obligeant à passer régulièrement manuellement les vitesses (malgré des pauses mécaniques et les réglages minutieux de butées et de tension de câble) puis à relancer pour rattraper mes compères. Tout le monde affiche un sourire XXL, même David qui souffre du dos depuis un bon moment mais pédale, alors que la plupart aurait coupé depuis belle lurette, comme si le diable en personne le poursuivait.

      Après 55km, nous croisons les épouses Dumilly, Tailliez et Thery, un peu pommées au milieu de nul part. Nous essayons de les remettre sur la bonne voie mais il est difficile de se repérer dans cette immense foret où fourmillent les sentiers et leur balade, initialement prévue pour ne pas dépasser les 10km, en fera finalement presque 15, ascensions dantesques à la clef. Chapeau bas mesdames!

      Pour ma part j’ai la frite. Dans les montées, je suis en sous-régime, profite du paysage, pas une fois encore je n’ai eu l’impression de forcer. Aucune sensation d’un début de commencement de fatigue, pas de cuisses qui chauffent, pas faim, pas soif, même mes genoux me laissent relativement tranquille. Dans les descentes, je lâche les freins et m’éclate comme un fous ! C’est la plus belle rando que je n’ai jamais faite. Je m’alimente régulièrement, les pauses ravitos permettent de remplir les bidons, de boire (Enormément !! Je viderai 5 fois 75cl en plus des boisons prises aux ravitos soit un bon 6l sur la journée) et de s’alimenter comme il faut grâce à une belle diversité de produits proposés (saucissons, biscuits salés, fruits, chocolat, cake sucré ou salé…). Entre 55km et 65km je confie même à Jean-Yves, lui même en grande forme, que pour l’instant je suis très facile et que quelques kilomètres heures de plus sur la moyenne ne m’effraieraient pas outre mesure.

      Arrive alors une série de grosses montées, en grande partie hors forêt, 3 rudes et raides ascensions successives. Dans la première je pars en tête tranquillement mais durant la montée je commence à avoir mal à la tête. Jean-Yves me rattrape tranquillement. Il fait très chaud. Habitué du cagnard du sud, le Jean-Yves est très à l’aise alors que je souffre plutôt de cette chaleur. David, quant à lui, semble aller un peu mieux. Dans la seconde, Jean-Yves passe vite devant et je dois m’accrocher pour rester dans sa roue. David, n’est pas très loin. Au sommet, je commence à avoir un peu froid. Il fait bien 30°C, je me doute bien qu’il y a un problème, et continue de boire et de m’alimenter en espérant que ça passe. Dans la côte suivante Jean-Yves me lâche complètement puis David me double et me lâche à son tour. J’ai un mal de chien à pédaler, mes jambes sont cotonneuses et de m’obéissent plus. J’ai mal au crâne, envie de vomir, mon bidon d’eau est vide. A ce moment j’échangerais volontiers ma monture contre un coin d’ombre, un sucre et un verre d’eau plate. Je suis obligé de jongler avec les vitesses et les soucis de transmission qui me forcent à de fréquents arrêts et redémarrages deviennent insupportables. Heureusement David et Jean-Yves, eux aussi à court d’eau, m’attendent et m’encouragent. Les deux lascars se baladent et essaient de remonter le moral en parlant avec moi. Je ne comprends rien à ce qu’ils peuvent bien me raconter pendant que le décor autour de moi vacille un peu. J’essaie de gérer au mieux les efforts physiques pour garder un peu de lucidité dans les descentes. Après 7-8 bornes dans cet état, nous rejoignons enfin le dernier ravito au kilomètre 82. Grosse pause pendant laquelle j’engloutis la moitié des victuailles proposées à moi tout seul et bois un bon litre d’eau citronnée, à l’ombre des frondaisons. Ca fait du bien mais ce n’est pas la fête pour autant, j’ai toujours froid et un marteau piqueur fait des claquettes dans ma nuque. On repart pour les 20 derniers kilomètres et ses cauchemardesques 450m de d+. Je retrouve assez de jus pour bien avancer dans les parties roulantes et un regain de lucidité, épaulée par l’adrénaline, me permet pour dévaler à allure respectable dans les roues de David qui a retrouvé tout son clinquant et comme à son habitude termine très fort. Jean-Yves, qui ne connaîtra aucune baisse de régime, mène la danse très à l’aise dans les longues montées qui sont pour moi un calvaire interminable.

      Il reste 5-6km. Le tracé devient plus descendant. Ca sent l’écurie et, malgré un mal de crâne carabiné, un regain de vitalité et de moral me permettent de moins faire patienter mes camarades de virées. Un petit cliché souvenir sur le dernier point de vue avec la Semois en contre-bas et on s’élance dans la dernière descente, probablement la meilleure du circuit, très technique mais tout simplement génialissime !!

      Retour au camp de base. Les copains engagés sur les distances plus courtes et les missiles sont déjà repartis (J’attends les CR!!). Mes compères sont aussi sur le départ car ça bosse le lundi. Ma remarquable épouse et mes filles me racontent leur journée mais j’ai du mal à suivre la conversation. Heureux d’avoir bouclé le défi grâce au soutien des copains, je reste encore une nuit sur place, sous perfusion de Doliprane, avant de rentrer le lendemain. Lundi matin, le mal de crâne persiste et j’ai tout le temps soif mais ça va beaucoup mieux. Pas de crampe ou de courbature. Ma dulcinée et ma progéniture ont eux aussi passé un superbe week-end et ont adoré Bouillon, son château, ses faucons, la Semois et ses pédalos. On y retourne l’année prochaine avec une préparation sauce commando !!!

    • Anonyme
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      Nombre d'articles : 28

      Salut à tous,

      Quelques Captures d’écrans Vidéo du Raid des sorcières 2013 à Dohan – Ardennes Belges.
      Raid VTT 100kms D+2345m.
      ici :
      https://plus.google.com/u/0/photos/107184322857770570903/albums/5898299011772015985?authkey=CKf8tO6xmbjTag

    • Anonyme
      Inactif
      Nombre d'articles : 367

      Que dire de cette rando …j’ai tellement d’images en tête et tellement de sensations encore bien présentes ..

      Voilà un bref résumé .

      Je vous passe la veille Tof l’ayant parfaitement narré à l’exception de deux petites choses .

      Tout d’abord une petite réclamation .. 😮 😮

      Certains aiment se trincballer à moitié nu pour montrer leur généreuse anatomie à nos merveilleuses épouses nous recalant au simple rang de chétif gringalet !!

      Stop … !! Christophe , j’aimerai qu’en tant que patron de ce club tu interviennes immédiatement. J’ai pris la précaution bien évidemment d’étayer le propos par une photo du sujet ..les images parlent !!

      [attachment=5:l4v225oo]008.jpg[/attachment:l4v225oo]

      L’autre étant une petite blague à la Michel Denisot que l’individu en question nous a servi à table …

      Sur une discussion très technique ou je crois clément me demande à combien de barre je gonfle les pneus …l’individu en question s’immisce et répond « je ne sais pas moi elle est en sole …. » …je vous laisse vous délecter du niveau .. :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:

      Au petit déj mon regard est attiré par Benjamin , toujours au top de la nutrition ..il se délecte d’un gâteau au chocolat confectionné par sa chère et tendre et à la question « y a quoi de dedans » , il me réponds , je sais pas trop , j’ai pompé la recette sur internet …à l’insu de son plein gré si vous voyez à quoi je fais allusion …

      Je me demande d’ailleurs si Jean Yves n’en avait pas mangé ( mais nous reviendrons certainement sur le sujet )

      Nous voilà donc parti à 5 : Clément , Damien , Thomas , Quentin and myself . Nous suivons le groupe A pour deux raisons : C’est du plat et l’espoir tangible de voir tourner les mollets de nos héros engagés sur le 100 nous fait palpiter le cœur …300 mètres de parcours , ils enquillent tout de suite sur la première montée très raid sur la gauche …je regarde par terre , ils viennent de se planter de parcours ..un mythe s’effondre …

      Premiers ravito très tôt ..9.6 km…Thomas est oppressé thoraxiquement et la sagesse le fait se rabattre sur une distance plus courte . Nous voilà repartis pour 17 bornes ou les montées nettement plus longues s’enchaînent …la phrase de mon chirurgien tourne dans ma tête « pas d’effort avant 2 mois » …pile poil c’était justement aujourd’hui !! … 😎

      Je mouline donc en mode tranquille quand le paysage passe du beau au sublime …une carte postale …mon esprit se met à vagabonder et au-delà d’un court single , une petite maison se découvre dans un écrin de verdure , le chant des oiseaux , le cours d’eau et me voilà plongé dans le monde d’Heidi , dévalant la montagne jupe rouge au vent et les attributs généreusement exposés au doux rayons du soleil …mon vélo à ce moment fait une embardée , je me prends une branche de sapin dans la figure, et de Heidi virevoltant au doux vent d’un été enfin venu , j’évite de peu un gros belge au mollets tout poilus .

      Arrive la bifurcation 44 / 60 …mon fils me regarde avec ce regard du chien fou les oreilles dressés allant alpaguer la perdrix au débottés d’un fourré . Seul souci , dès mardi il enchaine 2 jours de stage triathlon et l’argument semble trouver écho ..nous revoilà donc reparti et arrivés sans encombre au ravito 2.

      Tout le monde est radieux , l’ambiance est excellente jusque …..je fasse remarquer à l’admirable Damien ,mon voisin de ballade ,qu’en me trouvant à sa gauche lui arrive à se faufiler tel un feu follet à travers toutes les flaques d’eau alors que moi sur la gauche tel le gros bœuf moyen je me les enquille depuis un bon km …il me regarde alors avec un regard froid et glacé et me dit : tu sais qu’il existe une quantité innombrable de tuer un homme…et là tel un inventaire à la Prévert il me détaille , le coup à la pomme d’Adam , le petit os claviculaire qui peu casser comme pour rire d’un petit bruit sec …je ne vous cache pas que cette à cette sombre énumération j’ai continué à bouffer les flaques sans piper mot .. 😕

      Dernier point de vu , dernière descente , dernières sensations , dernier sentiment d’un bonheur de groupe …juste un sentiment de plénitude de bien être avec un petit goût de reviens y l’année prochaine sur une distance plus longue ..

      Une organisation au top , des gens qui se donnent les moyens de faire des parcours soignés , un fléchage vraiment bien fait , des ponts construits pour la circonstance et désassemblés à la fin de la rando !! Bref quant on veut , on peut , chapeau bas à cette organisation !!

      Ci-dessous quelques photos qui ne sont qu’un pâle reflet de la rando mais qui sont justes des petits morceaux d’émotion de ci de là ..

      [attachment=4:l4v225oo]B2.jpg[/attachment:l4v225oo]

      [attachment=3:l4v225oo]027.jpg[/attachment:l4v225oo]

      [attachment=2:l4v225oo]031.jpg[/attachment:l4v225oo]

      [attachment=1:l4v225oo]045.jpg[/attachment:l4v225oo]

      On m’a souvent demandé qu’elle était la fleur mauve donc je ne vais pas rompre une tradition ancrée et je vous ai mis une petite photo..C’est une digitale .Digitale vient de doigt ( digitus ) et à la facilité avec laquelle la fleur peut s’adapter au bout du doigt .

      [attachment=0:l4v225oo]images.jpg[/attachment:l4v225oo]

      Je racontais l’anecdote aux copains en roulant . Cette fleur a été pendant très longtemps distillée pour en fabriquer un puissant poison , la digitaline ..Marie Becker une des premières tueuses en série a comme tableau de chasse 11 victimes toutes empoisonnées par la digitale considérée au début comme mort naturelle ..surprenante nature non ?

      Je terminerai là mon résumé sur cette anecdote …

    • Anonyme
      Inactif
      Nombre d'articles : 263

      Deuze alors !!
      Partis de Calais vers 15h30, arrivés vers 19h30 à Bouillon après un petit détour par Dohan faute d’avoir entré l’adresse de notre hotel dans le GPS. :mrgreen:
      Par bonheur, le réseau Free (Pub ! ) fonctionne très bien en Belgique, y compris la 3G pour retrouver l’adresse de l’hotel renseignée par Maitre Juan himself sur ce merveilleux forum !

      Une fois réparé cet oubli, sommes accueillis par toute la bande des MArcassins et leurs famille sur les quai de la Semois et sous un soleil radieux. Quel bonheur de se voir réserver par ces merveilleuses personnes la place de parking VIP accolée à la terrasse où il ne nous a fallu qu’un saut de puce pour se vautrer dans un fauteuil .

      Avant de passer au gloutonneux barbecue, nous allons à la rencontre des 3 missiles, alias Jérome, Benjamin et Cédric, en nage après avoir fait 4km de reco , 😯 cassé je ne sais quoi, et valdingué sans gravité heureusement.. 😯
      Inquiétude sur les visages en découvrant un échantillon de ce qui nous attend demain 😕

      On se rassure en sirotant l’apéro et en dévorant les 90 kg de protéines made in Hotel Relais Godefroy . Alain, vététiste confirmé, nous a réservé un accueil 4 étoiles et nous brosse le profil ultra physique de la région, ce qui me laisse perplexe et renforce mon inquiétude, bref, on va en ch… 😆 .
      « Vous prenez un dessert? « 
      – bin oui, on va faire des réserves !
      « crèpes ou glaces? »
      La glace à la Myrtille ayant fait des dégats particulièrement odorants le dimanche précédent en foret de Bayenghem classée Sévézo depuis le passage du dénommé Ch M. , je me rabats sur les crèpes . 😆

      Partis au dodo confiants en nos forces, nous nous endormons aux sons de la fête foraine
      Demain , je m’élance sur mon tout premier « 100 km VTT »

      Petit déj à 6h30 , et j’embarque Totof et son vélo pour Dohan à 15 minutes de là en voiture.
      Du haut de la route panoramique, une brume en forme de nuage vu d’avion s’est posée au fond de la vallée ce qui provoque des « hoooo ,c’est zoli » de notre part mais le temps de trouver l’appareil photo et on est déjà arrivés.

      Le groupe s’élance après la photo de groupe, chacun part sur son parcours , à son rythme.
      Très vite je me retrouve avec mes 2 admirables compagnons de route que sont David et Christophe . ils fixent le tempo à l’allure  » gestion » pour ne pas se cramer, sage précaution au vu de ce qui nous attend 🙂

      La première impression est excellente: Il fait TRES beau, pas de vent, les chemin sont bons, les paysages superbes, jalonnées de fleurs violettes dont Jean nous éclairera du nom dans un futur post. La foret est belle, ça sent bon de partout…. et je me sens en super forme. :mrgreen:
      Le montées sont raides pour quelques unes mais la plupart sont tout à fait gérables, je suis moins à l’aise comme toujours dans les descentes mais mes camarades m’attendent et me prodiguent des conseils que j’aurai l’occasion de tester tout au longs de ces 8h de selle 😮

      Le parcours est un pur chef d’oeuvre, hyper bien fléché pour une « petite » organisation < 500 participants, chaque chemin est une découverte dont je ne me suis jamais lassé. La foret est splendide, le terrain est sec, avec quelques glissouillettes par endroits. on roule parfois sur un fil d'eau propre et clair, ce qui nous envoie une douche bienvenue pour abaisser la température des jambes ..
      Les passages au bord de l’eau qui ruisselle en faisant bruit léger au passage de nos montures elles mêmes silencieuses contribuent à créer une ambiance totalement Zen. 🙂
      Les gués , les petit ponts, les passerelles sur l’eau, tout rendait la rando fraiche et agréable

      Bref vous l’aurez compris, je prends un pied immense à me trouver là en pleine nature, avec mes fidèles compagnons d’effort , sous une alternance de soleil et de fraicheur que rien ne vient troubler, à travers une végétation intacte et je me dis que le paradis doit forcément ressembler à cela …

      On ne croise guère de monde sur le 100 et ce n’est pas plus mal. les singles s’enchainent et on ne gêne personne ni ne sommes gênés par personne. les ravitos sont nombreux et bien placés. j’y avale même du saucisson avec du chocolat belge et trouve ça très bon 😀
      j’ai bu une quantité chamellesque d’eau et me suis même retrouvé à cours au km 70 , ce qui ne s’était jamais produit depuis que j’emmène un Kamelbak 😮

      Pour les amateurs de technique vélo, j’avais mis un Toro (olé ! ) à l’avant et un fast track à l’arrière sur les conseils de Christophe et ça a très bien fonctionné, aucun souci, aucune casse. J’avais jamais vu le témoin élastique de ma fourche aller aussi haut, qu’est-ce que ça a tapé dans les descentes ,wouah!
      Mon nouveau 29 pouces tout suspendu est une merveille qui convient parfaitement à ce type de parcours.

      Aucun coup de barre, ma selle ne me fait pas mal contrairement à ce que je craignais, pas de crampe comme à la Calquella, j’ai carburé à l’énergie solaire que j’emmagasine avec gourmandise tel un panneau photovoltaïque, habitué que je suis au lourdes sorties en plein soleil varois tous les étés depuis 15 ans . 😎 😎

      David m’épate par sa bonne humeur communicative et son sens de la tchatche à chaque ravito où il ne rate aucune occasion de faire la promo de notre RDM, merci M. le VRP !
      Il gère les descentes en virtuose et ne laisse qu’un panache de fumée sur son passage .
      Il masque aussi bien un énorme mal de dos qui l’empêche de déployer tout son potentiel , mais il envoie comme un dingue dans les portions descendantes.
      « mais si JY, tu te mets comme ci tu fais comme ça et ça descend tout seul ! « 
      Christophe est impérial de maitrise technique et de gestion , et malgré un gros coup de fatigue au km 60 ,provoquée par une hypoglycémie ou une insolation ou les deux, a sur revenir au moral, au courage et à l’orgueil sur la fin du parcours. Ses conseils avisés m’ont fait progresser et se sont montrés déterminants sur le choix du matériel.

      sur les 30 derniers km , je me sens serein , plein d’énergie positive et je me retrouve souvent devant dans les dernières ascensions à mon grand étonnement.

      On a formé un mini groupe hyper soudé et solidaire dans l’effort et la souffrance , on est parti ensemble et on a fini ensemble dans un esprit de camaraderie et de partage, et ça restera dans nos mémoires à jamais. Une expérience totale, une communion avec la nature inoubliable.

      La plus belle randonnée de ma vie 🙂

      100 km au GPS, 2510 m de D+ 13,8 km/h de moyenne en mouvement, et HEU-REUX ! :mrgreen: :mrgreen:
      On boit un coup à l’arrivée, on discute le bout de gras avec les organisateurs, on s’arrose au wash-bike, on met les vélos sur mon Thulle et on rentre à Bouillon retrouver nos admirables épouses qui ont bien randonné 14 km à pied avant de se perdre un petit peu mais qui ont trouvé un moyen d’être rapatrié.

      J’ai même trouvé l’énergie de faire tout le trajet retour en voiture sans être relayé 😉 ,
      rentrer à Calais et bosser le lendemain 🙁

      Une rando qu’il faudra absolument refaire l’an prochain. Énorme dose de soleil, de nature, de parcours, de dénivelé, de défi.
      Un groupe d’un vingtaine d’amis soudés, réunis pour autour de la même passion qui ont tissé des liens forts pour longtemps. 🙂
      La Rando Parfaite!! 😎

    • Anonyme
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      [attachment=7:3pk8gfem]image.jpg[/attachment:3pk8gfem]

    • Anonyme
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      Sa donne envie, merci pour les résumés

    • Anonyme
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      .

    • Anonyme
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      Me voici avec un peu de temps pour vous faire part de mon compte rendu sur cette superbe sortie au RDS.

      Le samedi midi : rdv chez Benjamin pour un départ à 3 avec Jérôme et moi.
      La route se fait assez bien et finalement, ce n’est pas si loin ce beau terrain de jeu que les Ardennes Belges peuvent nous offrir.
      Arrivée sur place, à l’hôtel. La Juan familly est déjà là, accompagnée de Damien, Clément et Antoine, bien installés en terrasse. Nous partageons un verre et discutons un peu du cadre et du décors qui nous entourent. Nous sommes ensuite rejoints par Jean Yves et sa famille, Tof et sa famille et David et sa famille. Cédric et Mathilde nous rejoindrons juste au repas.

      Benjamin, Jérôme et moi décidons d’aller tâter un peu le terrain histoire de voir ce qui nous attend demain. Cela servira à Benjamin de réglage pour son nouveau vélo qui n’a pas encore rouler et cela me servira à effectuer le choix de pneu l’avant pour le lendemain.
      Au retour, ayant vu très peu de boue, je décide de ne pas permuter de pneu (c’était un choix discutable car les parties un peu boueuses mais rares étaient limites, et quelques descentes se sont avérés un peu chaudes, avec un pneu aussi peu cramponné à l’avant).
      Notre retour de reco de 4km ne passe pas inaperçu. En effet nous rentrons, avec au tableau ; une petite gamelle et un câble arrière de dérailleur défaillant. Aïe, ça promet pour demain … Mais concernant le câble, il valait mieux que ça arrive là plutôt que le lendemain. La gamelle, quant à elle, est légère et sans gravité. Disons que Benjamin s’est fait surprendre par un tigre … 😕
      Petite séance de mécanique pour Jérôme avec un remplacement de câble de dérailleur arrière et un réglage de dérailleurs pour Benjamin.

      Place ensuite au repas du soir. Copieux à souhait et très apprécié. Nous ne tarderons pas trop à filer nous coucher car le réveil du lendemain est réglé à 6h00.

      Dimanche matin 6h00 : la douce sonnerie du réveil de mon portable se fait entendre ❗ ❓ 💡 :geek: 👿 😈 😯 😀 . Celle-ci annonce le début d’un grosse et magnifique journée qui nous attend.
      Chargement des vélos, petit déj, photo de groupe devant l’hôtel. Et hop, nous voilà tous en route pour rejoindre le lieu de départ du raid.

      8h00 : photo de groupe sur la ligne de départ et nous nous élançons tous pour nos distances respectives citées dans les commentaires plus hauts.
      Première hésitation en tête du groupe avec le fléchage d’une rando antérieure qui nous envoie sur une grosse montée. Ouf ce n’est pas par là que nous commençons. ça plantait bien le décors mais ça aurait fait fort d’entrée de jeu …
      Après quelques minutes, Jérôme, Bejamin et moi prenons notre rythme de roulage qui nous amène à former un petit groupe de 3 pendant quelques kilomètres.
      Arrivent ensuite quelques séries de montées ou petit à petit nous perdons Benjamin de visu. (Dans l’attente des roues pour son nouveau vélo, Benjamin a surement eu un peu moins de temps pour aborder et préparer le RDS. ça paraissait donc logique qu’il l’ait « un peu plus dur » que nous). Au premier ravito ; Jérôme et moi prenons le temps de nous ravitailler et nous rafraichir. Benjamin nous rejoint. Nous repartons ensemble. Mais la bosse suivante aura définitivement raison de notre trio. Benjamin va se diriger sur le 80km. Jérôme et moi continuons sur le 100km. Nous roulons à une allure correcte. Nous nous faisons doubler par un « full scott tête aux pieds equiped ». ça nous semble bizarre de voir quelqu’un nous doubler aussi vite … – « On fait le même parcours que lui ou quoi ??? » se demande-t-on … – « Il va tenir comme ça jusqu’au bout tu crois ??? » Nous le repasserons finalement un peu plus tard sur le parcours.

      Nous enfilons les kilomètres. Les paysages sont tous simplement magnifiques. Les passages superbes, entre les sous bois, les passages de cours d’eau sur ponts, rochers et dans l’eau nous changent de ce dont nous avons l’habitude. Certains raidillons sont bien « casse pattes ». Mais qu’est ce que c’est bon d’enchaîner ces superbes décors dont certains auraient bien mérités de figurer en carte postale.
      Nos caractéristiques de roulage, Jérôme et moi étant différentes, nous faisons parfois un peu de yoyo. Jérôme ayant tendance à prendre un peu d’avance dans les montées et moi dans les descentes et le technique. Nous levons le pied légèrement, respectivement afin de pouvoir se rejoindre plus ou moins rapidement en fonction du type de parcours et du dénivelé.
      Vers les kilomètres 72-75 ; j’ai un coup de moins bien. Les montées commencent à faire mal alors que j’ai la sensation de toujours avoir abordé la chose avec de la réserve, ne sachant pas ce qui nous attendait ensuite. Au dernier ravito, je suis bien entamé et Jérôme est victime de quelques crampes. Nous prenons tous les deux le temps de bien nous ravitailler correctement. Nous repartons et, environ 3 kilomètres ensuite, je me sens bien mieux et les jambes sont là. Ce sera alors au tour de Jérôme d’avoir un coup de moins bien. On s’arrête un peu. Jérôme souffre de quelques maux de ventre. Les jambes allants bien mieux pour moi, je lui propose de se mettre dans ma roue et nous repartons dans « l’herbe à vaches ». Le dernier passage dans les sous bois, avant le magnifique point de vue, se passe à bonne allure.
      La dernière descente technique est vraiment top de chez top et cette fin de parcours nous laisse sur une très très bonne impression !!

      La boisson et la douche à l’arrivée sont vraiment appréciables après ces 5h50 et 100km de roulage !!

      Un parcours superbe. Presque pas de gène ni de bouchon sur le tracé. Des paysages terribles. Des grosses montées, de belles descentes. Des passages magnifiques. Une météo au top. Un bon esprit de groupe des Marcassins.
      Bref, que demander de mieux pour passer de bon moments en vtt …

      A renouveler très vite !!

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