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25 04, 2018

Les Parcours

2018-04-27T18:21:26+01:00

Le 25km, totalement séparé des autres circuits , empruntera de larges chemins roulants ou de petites routes de campagne le long de la Hem. Un VTT reste obligatoire mais aucune réelle difficulté, technique ou physique, ne viendra entraver votre progression. Le dénivelé est minimum pour la région (<270m) et les pentes sont douces. Vous pourrez profitez de la vallée de la Hem que vous traverserez plusieurs fois, au sec.

 

Le 45km et le 70km ont une première partie commune. Les 14 kilomètres, du départ jusqu’au premier point de ravitaillement, ont pour objectif de fluidifier le trafic et de chauffer les moteurs. Un départ tranquille, plutôt roulant, toutefois non dépourvu de dénivelé (270m environ) et un quelques passages amusants, mais le meilleur est à venir.

 

Laissons un instant le 45km pour nous préoccuper du 70km car, après ce ravitaillement, les deux tracés se séparent. Après une courte liaison, le grand parcours profitera d’une longue boucle en sous-bois : monotraces et passages ludiques à gogo ! Même si le dénivelé n’est pas dément (un peu plus de 500m pour un peu moins de 25km), nous serons bien loin des chemins roulants du départ, une bonne condition physique et un bon niveau technique seront nécessaires pour profiter pleinement du tracé en lâchant les chevaux. Le ravitaillement no1, déjà visité, servira une nouvelle fois pour clore ce passage réjouissant. Nous revoilà donc revenu sur le tracé du 45km.

 

Le 70km et le 45km repartent ainsi tous deux, mais avec 25 km d’écart, de notre point de ravitaillement no1. Une longue ascension nous reconduit en forêt, récompensée par une non moins longue descente et un passage privé avec la difficulté majeure du circuit en terme de pente : 20 % de moyenne, et même 28 % sur quelques dizaine de mètres, pour ce raidard qui passe sur le VTT… à condition d’avoir les jambes. S’en suit un passage en sous-bois, toujours privé, puis une succession de rudes montées et descentes pour rejoindre un ravitaillement bienvenu 14km et 300m de d+/- plus tard. Ce ravitaillement est commun avec le 25km, les vététistes épuisés pourront donc couper et rentrer via le petit circuit, beaucoup moins lourd en dénivelé et n’empruntant que du chemin très roulant et de petites routes campagnardes.

Dernière partie du tracé pour les deux grands parcours. 17Km, 400m de dénivelé et 3 longs passages privés à savourer. Vous avez bien compté, cela fera environ un peu moins de 1000m d+/- pour 45km et 1500m pour 70km. Il faut bien mériter sa généreuse portion d’ailerons grillés et la boisson de la zone d’arrivée que vous savourerez en écoutant un excellent groupe de soul.Comme écrit plus haut, pour les affamés et les assoiffés, il y aura également une friterie et un débit de boisson à disposition.

Côté sécurité, des signaleurs seront présents aux intersections potentiellement dangereuses. Quelques 4×4,  des infirmières et une ambulance de la croix blanche seront là pour parer à toute éventuelle blessure. Cependant, chacun est responsable de l’entretien et de l’état de son matériel: on ne se lance pas sur la ronde avec un VTT au fonctionnement douteux, une transmission millénaire, des freins usés ou même simplement sans casque !

 

Les Parcours2018-04-27T18:21:26+01:00
10 07, 2016

Elsass Bike 2016

2017-06-15T15:55:23+01:00

Elsass Bike 2016

IMG_20151029_152320vosges du nordJe suis venu pour la première fois dans les Vosges du nord en avril 2015. Je recherchais alors un endroit sympa pour lancer la saison de VTT. Bien sûr, il y a le Sud… mais pour une semaine, quand on habite le Noooord ça fait loin et cher. C’est en «discutant» par hasard sur un forum avec un local passionné et serial-posteur de photos de rêve, Alain, que je me suis décidé à poser mes valises à Niederbronn-les-bains non sans une certaine méfiance quant aux promesses faites : jamais de boue, des singles partout, le tout dans des sous-bois denses et magnifiques…Trop beau pour être vrai ? Me suis donc pointé en Alsace avec femme, enfants et VTT…. sous un crachin continue. J’avais rendez-vous le lendemain matin avec Alain pour une sortie à Rothbach. Surprise, malgré la pluie de la veille le chemins étaient presque secs, sans une trace de boue, avec des singles partout, des montées amusantes et des descentes grisantes en un mot : bonheur. La gentillesse, la bonne humeur, la simplicité et les formidables coups de pédales d’Alain et de ses compères m’ont accompagné toute la semaine et, depuis, je suis retourné deux fois partager les monotraces avec cette bande de furieux au coup de guidon ravageur entre Niederbronn et Saverne. Cela fait donc plus d’un an que je tanne les copains pour faire un déplacement dans l’Est et l’occasion de l’Elsass Bike était trop belle!

 

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J’embarque donc le seul poteau disponible ce week-end là, l’infatigable Jean-Yves, pour un long week-end à Wangenbourg. Je lui est vendu rien moins que le paradis du VTT… Pourvu que l’épreuve soit à la hauteur ! Au programme 65km samedi, 65km dimanche et 30-40km lundi matin avant le retour pour près de 5000m de d+.

Nous arrivons sous le soleil le vendredi soir, après 5h30 de route, et baffrons une pizza, seule denrée trouvée à proximité du village où nous logeons, dans le gîte très sympa que nous avons dégotté, tout en regardant la Belgique se faire éliminer bêtement. Nous avons rendez-vous avec l’équipe alsacienne emmené par Alain demain à 8h. Les vélos sortent de révision, nous sommes bien préparés, tout est au vert… sauf la météo qui annonce une matinée humide. On verra bien !

 

Jour 1

7h. Il fait gris, doux et il bruine. Rien de catastrophique toutefois. Jean-Yves me charrie déjà : « Toujours sec en Elsass hein… ». Après un p’tit déj gargantuesque avec jus d’orange, café, pain- confiture, viennoiseries, charcuterie et fromage, nous prenons les vélos direction la zone de départ, 3km plus loin et 120m plus haut. Nous sommes accueillis comme des rois par le staff d’une organisation au poil, embarquons notre plaque et nos goodies (un sac elsass bike, un porte clé elsass bike, un autocollant … elsass bike et des gels) en quelques minutes à peine, rejoignons nos amis du Grand Est et c’est parti, en avant pour l’aventure !

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERANous sommes six, le groupe est homogène et roule dans une joyeuse ambiance potache. Le ciel se dégage, j’enlève les manchettes dans la longues ascension vers le premier ravito. Les petites descentes qui inversent parfois brièvement la pente sont bien sympas, le terrain est propre, on s’amuse beaucoup même si le chemin large est plus présent que les singles pour l’instant.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAArrivés au sommet, au ravito 1, il se remet à pleuvoir un peu et l’humidité fait baisser la température d’un cran. Il ne fait plus que 12°C. Retour des manchettes. Les copains sortent la veste de pluie. Comme une buse, dans un élan d’optimisme naïf,  j’ai laissé la mienne dans la voiture d’Alain avec mon sac à goodies. Le ravito propose un peu de tout dans la bonne humeur. On prend un café chaud avant de repartir. En plus de quelques gâteaux, nous avons déjà avalé plus de 500m de d+ en 12 km. Reste plus qu’à faire descendre le tout.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPremière dégringolade. 6 km avec de nombreux singles. C’est très plaisant mais tendu car il pleut maintenant, le terrain devient lourd et il y a des racines un peu partout. Il faut rester concentré pour éviter de partir à la faute. Devant moi un gars freine à mort, je fais de même… et mon frein arrière rend l’âme : j’ai beau coller le levier au cintre, plus rien ne se passe… Il reste un bon 40 bornes à faire dans des conditions difficiles avec juste le frein avant, ça va être chaud bouillant. A la limite tant mieux car la température continue de baisser. En bas de la pente, tout le monde est hilare, c’était top ! Avec cette pluie je craignais que mon Jean-Yves ne se mue en schtroumpf grognon mais que nenni : l’ambiance du groupe et le tracé permettent à tous de garder le sourire.

OLYMPUS DIGITAL CAMERANous continuons sur de larges chemins maintenant gorgés d’eau et de plus en plus gras. Les quelques singles que nous empruntons, tant en montée qu’en descente, sont bordés de hautes fougères qui nous déversent des litres de flotte sur les épaules. La pluie redouble d’intensité. Il commence à faire franchement froid, même pour un nordiste. Le terrain gréseux donne maintenant l’impression de rouler sur une plage du nord, de l’eau jusqu’aux chevilles : les roues s’enfoncent dans le sol, le sable s’infiltre partout, des vélos, monte un bruit de crissement hallucinant. Jean-Yves s’arrêtera même dans une rivière pour y immerger son bolide et tenter de rincer un peu la mécanique. Nos alsaciens répètent en boucle qu’ils n’ont jamais vu ça. Début mars, à la fonte des neiges à la limite mais pas un premier juillet !! Jean-Yves se marre en me répétant « 0 % boue… Tof, t’as perdu toute crédibilité ». Malgré tout, le terrain reste à peu près roulant et conserve du grippe, C’est souvent plaisant même, et nous passons d’un ravito au suivant sur nos montures qui couinent pour y réclamer un autre café bien chaud. Je galère avec mon mono-frein mais ça passe. Encore une fois, personne ne se plaint, personne ne râle, l’ambiance est bon enfant et, malgré une météo dantesque, on passe une bonne matinée. Froide et humide, mais bonne. Et puis, c’est beau les Vosges en novembre !!

OLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOLYMPUS DIGITAL CAMERAOn attaque alors la dernière longue ascension. Elle alterne chemins larges et singles tortueux blindés de racines qu’il faut négocier avec agilité pour conserver de l’adhérence le tout avec une pente conséquente et serait tellement sympa sans cette satanée pluie. Tout le monde a peur pour sa monture qui pousse des gémissements à fendre l’âme. Je n’ai presque plus de frein à l’avant et un sifflement strident accompagne chaque freinage. Après un trop long passage,  le seul réellement désagréable de la sortie, dans des ornières en dévers, hautes, glissantes et remplies d’un bon 20cm de flotte que mon binôme waterman visitera, officiellement pour rincer sa tenue qui le démange à l’entre-jambes, officieusement suite à une glissade, nous atteignons le dernier ravitaillement. Nous sommes transis. Il fait à peine 8°C. Nous faisons l’erreur de nous arrêter un moment devant un feux de bois, qu’il est peu courant d’allumer en juillet, pour essayer de nous réchauffer un peu. Avec nos vêtements détrempés, nous fumons comme des chevaux après une course. J’ai des spasmes musculaires que je n’arrive pas à contrôler, mes dents jouent littéralement des castagnettes et mes mains peinent à serrer le sandwich que je mange avec voracité sur le rythme catalan que m’impose ma mâchoire sans me préoccuper plus que ça du sable qu’il y a dedans. je ne ferais pas la liste de tous les effets du froid sur mon anatomie mais tous ceux qui ont déjà pris un bain de nouvel an dans le nord savent de quoi je parle. Notre photographe alsacien ne peut plus sortir son appareil (photo…), il y a du sable partout. Il est temps que ça finisse, je n’ai jamais eu aussi froid de ma vie. A voir la tête des autres, je ne suis pas le seul à souffrir. On repart pour la dernière étape !

Après avoir bourriné dans la petite côte suivante dans l’espoir de se réchauffer, un peu, on s’engage dans la dernière descente. Et là, il se met à neiger !! Nan … mais à un moment j’y ai cru. Cette dernière cavalcade s’avère particulièrement vicieuse, piégeuse, étroite et pentue, parsemées de nids de racines et de pierres et généreuse en marches et en épingles serrées. Même par temps sec, elle doit être redoutable. Là, il drache comme jamais, il y a de la boue partout, les racines et les pierres glissent à mort … et plus personne n’a de freins. Le sable a complétement rongé la garniture des plaquettes. Une odeur de brûler accompagne Jean-Yves qui tente de s’arrêter en freinant métal contre métal. On essaie de ne pas prendre trop de vitesse ou on descend à pied ou les deux en même temps. Et finalement on revient au départ.

HEUREUX !! Une aventure MONUMENTALE en EXCELLENTE compagnie, une de celles dont on se souviendra très très longtemps !!

IMG_20160702_212003L’organisation nous accueille chaleureusement et nous félicite. On fait de même car il n’y a pas eu une seule erreur de fléchage dans le balisage à la chaux sur les 63km du parcours malgré un déluge biblique. Le d+ est plus difficile à définir, entre les 1700m annoncés officiellement, les 600m du GPS de Jean-Yves, qui n’aime peut être pas tant que ça les bains en altitude,  et les 1900m du mien (Strava corrigera à 2100m certainement avec exagération). On se dirige vers le bike-wash pour soulager nos machines : il y a un unique tuyau. Ben oui, c’est du jamais vu !! Ici on ne lave jamais les vélos, on les brosse pour faire tomber la poussière et le sable… Puis un gars du staff nous propose une dernière collation : une glace !! Vu les températures habituelles en cette saison il y a un congélateur remplit de gourmandises glacées en tout genre à notre disposition. L’année dernière il y a eu des évanouissements et des abandons à cause de la chaleur. Demain peut-être … Là je pourrais à moi seul tenir le congélo au frais. On salue les copains, dont seul Alain revient demain, et on les remercie encore pour leur bonne humeur qui a bien aidé à surmonter cette épreuve, puis, on file au gîte.

IMG_20160702_150325IMG_20160702_150332Pendant que l’inoxydable Jean-Yves, qui a pris goût aux trempettes sauvages, se plonge intégralement dans le petit torrent qui borde la propriété soit disant pour rincer sa tenue (je pense plutôt qu’il a été incarné en Terre-Neuve dans une vie antérieure), je me glisse directement sous une bonne douche bien chaude. Bonheur absolu ! Le temps s’est maintenant dégagé, le soleil a fait son apparition et chauffe enfin. Je prie pour qu’il sèche un peu le terrain. On soigne les spads et les fringues au mieux, Jean-Yves, dont la résistance aux intempéries n’a d’égal que le grand sourire qu’il affiche depuis ce matin, découvre finalement les bienfaits d’une eau à 37°C puis on fonce à Saverne : il nous faut 4 paires de plaquettes, une purge de frein arrière, la plupart des autres concurrents sont dans le même cas et il n’y a qu’un seul vélociste dans le coin, à 20km !! Schnell !

Le shop se situe à l’intérieur d’un grand magasin de jouets. Sisi. A droite, le rayon Playmobil, à gauche les plaquettes de freins. Il en reste juste le bon compte pour nous deux. Et le mécano, très compétent mais débordé, accepte de faire des heures sup pour purger mon frein. OUF !!!! On se ballade au centre ville sous un ciel radieux, on passe au château du Haut-Barr, puis, on décide de se faire un petit restau typiquement alsacien : un bon couscous. Le retour au gîte est nettement moins speed. J’ai du mal à me concentrer et la vitesse moyenne dans ces routes à lacets n’atteint pas les 40km/h. Nous remettons enfin nos montures en état puis, après que Jean-Yves, qui paie ses ablutions, ait achevé de ruiner les toilettes, nous nous affalons dans la banquette devant un Allemagne-Italie déjà bien entamé dont je ne verrai de toute façon rien du tout pour cause de sommeil profond.

IMG_20160702_190428IMG_20151024_112435 Fermez les yeux vite !!!

trop tard !!!

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Jour 2

7h. IL FAIT BEAU !!!!!!!! On déjeune toujours aussi copieusement et en route. On rejoint Alain et, très vite, on enquille sur un superbe single quasi sec. Die sonne scheint une die kleinen vögel singen in den bäumen. Ca commence très bien ! Les montures ne font plus aucun bruit, la mécanique tourne à merveille, les freins freinent et on attaque la première ascension.

IMG_20160704_091755IMG_20160704_085039-ANIMATION10 km non stop, la plupart du temps sur une monotrace sinueuse et joueuse pour rejoindre le premier ravito après 550m de d+ gravis le sourire au lèvre sur un terrain étonnamment sec. On boit un petit verre et on repart dans un interminable single ludique à en attraper des crampes aux zygomatiques. Pendant 15km, on virevolte à vive allure entre les racines et les pierres. Tout le monde est aux anges. Oubliées les conditions de la veille : aujourd’hui c’est soleil, terrain sec et singles à gogo. 90 % du tracé se résume à une succession d’ascensions, jamais monotones, sur des chemins étroits (j’essaie de ne pas écrire « singles » toutes les deux lignes mais c’est compliqué), tortueux et plaisants dans lesquels il faut gérer les marches naturelles, formées par des racines ou des pierres, et la pente parfois très forte, et de longues descentes en balcon sur des sentiers de 50cm de large incroyablement ludiques le tout en sous-bois, dans un trou de verdure où chante une rivière, accrochant follement aux herbes des haillons d’argent ; où le soleil, de la montagne fière, luit. Les montures restent propres et silencieuses tandis que le paysage défile et que, sous nos roues, un tapis d’aiguilles de pin émet un léger craquement. Sehr Gut !!

 

Les ravitos sont bien fournis et nombreux. L’un deux ressemble à un vin d’honneur de mariage et propose, entre autres, des brochettes de fruits frais et une fontaine de chocolat. Le fléchage est lui aussi parfait. Sur le parcours, fluide et sans le moindre bouchon, les gens sont détendus et sympas. On rencontre d’ailleurs un nordiste, qu’on suit désormais sur Strava.OLYMPUS DIGITAL CAMERAA chacun des arrêts, tout le monde se répand en superlatif pour essayer de qualifier ce tracé hors norme. Un bon génie aurait façonné la région autour de notre sport que ça n’étonnerait personne. Le piège est que les singles (oups…encore) sont tellement grisants que je m’amuse à relancer sans cesse et à ce petit jeux, ça finit par piquer un peu. Comme toujours Alain est très à son aise en montée comme en descente et Jean-Yves, hilare, avale la pente à tout allure.

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vosges du nord 3

 

 

 

 

 

 

 

 

Le panneaux « encore 5km » arrive, déjà. Sur une voie barrée de gros troncs d’arbres couchés sur le chemin à un mètre de hauteur, nous croisons un extraterrestre qui les franchit en bunny-up tandis que nous les enjambons comme on peut, admiratifs. Une dernière série de raidars nous conduisent au château de Wangenbourg puis à l’arrivée. 70Km et 2000m de d+.

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Nous passons tous trois ensemble sous l’arche, accueillis chaleureusement avec une petite coupe de crémant d’Elsass. On discute avec les organisateurs comme si on était de vieux amis, on nous offre notre tee-shirt finisher puis on se dirige tranquillement vers le coin restauration pour profiter d’un petit repas bien mérité en se remémorant les passages les plus sympas.

elsass arrivéFaire ce raid en deux jours était vraiment la bonne formule. La distance quotidienne raisonnable a permis de lâcher les chevaux et de se faire plaisir sans craindre la défaillance fatale sur les longues distances. En bonus,comme la plupart des participants ce deuxième jour attaque par la boucle que nous avons fait la veille, il n’y avait vraiment pas foule sur le tracé.

On prend le temps de faire un tour des nombreux exposants présents sur la zone de départ en dégustant la fameuse glace déclinée la veille.

On salue bien bas notre Alain en lui donnant rendez-vous pour très bientôt et on redescend vers le gîte. Pas besoin de plonger dans la rivière cette fois-ci, les vélos sont nets en 10 minutes. On fait une pause farniente méritée devant le tour de France. Demain on remet ça !

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Jour 3

IMG_20160704_091837Un horaire de retour impératif nous contraint à nous limiter à une sortie de 2h. Suite à une discussion avec un des organisateurs nous avons décidé de refaire le début de la sortie de la veille puis de couper vers le gîte. Au programme donc une longue montée puis une fabuleuse descente et, enfin, une dernière liaison. Les jambes sont un peu lourdes et certains franchissements en force réussis la veille dans la première partie sont plus compliqués aujourd’hui. Nous arrivons cependant au sommet en prenant beaucoup de plaisir à slalomer entre les roches moussues et les racines. Le terrain est parfaitement sec. On s’élance alors dans la plus longue descente du raid avalée goulument à vive allure et, déjà, il est temps de faire demi-tour.

Nous reprenons un peu de d+ par la route qui serpente dans la forêt et nous fait penser que même en mode cyclo la région doit être vraiment agréable, puis, un dernier single repéré par Jean-Yves, nous fait redescendre pile devant chez nous avec une seule idée en tête : revenir au plus vite !!

 

passportTOF

Elsass Bike 20162017-06-15T15:55:23+01:00
23 02, 2014

Les Raids

2017-06-15T15:55:28+01:00

 Quelques remarques pratiques :

  • Distances : 75 / 100 / 120
  • De?nivele? 1500 / 2000 / 2300
  • Nombre de ravitaillements : 5 / 6 / 7 (dont deux sale?s ) • 4 bois prive?s
  • De?broussaillage de 8 kms de nouveaux singles
  • De?part de 7H30 a? 8H30
  • Plaque de cadre mille?sime?e
  • Gel overstim offert
  • Maillot finisher collector en micropore offert

a? tous les inscrits :
Les inscriptions se font exclusivement en ligne sur ce site ! Il n’y aura pas d’inscription sur place.

Participer à un raid ne s’improvise pas. ça se prépare sur le long terme. Inutile d’espérer en venir à bout si vous n’êtes pas entrainé car Il vous faudra entre 4h et 7h de selle selon votre niveau et le raid choisi pour venir à bout du parcours. On est clairement ici dans le domaine des passionnés.

Plusieurs vastes parkings seront mis à disposition pour tous les randonneurs le jour J. Allez dans le menu Parking pour avoir leur localisation.

Pour profiter au maximum de la journée, nous vous conseillons de prendre le départ entre 7h30 et 8h30 dernier délais. Pour éviter de perdre du temps le matin, les packages (plaques,  consommables …) sont retirables la veille, dimanche 8 juin, entre 15h et 20h au stade de Tournehem (bien sûr il sera également possible de les retirer sur place le lundi). L’endroit exact sera donné ultérieurement dans une newsletter.

Si vous souhaitez passer le week-end  complet dans notre région où simplement y dormir la veille, vous trouverez sur ce site des informations pour la restauration et l’hébergement à proximité de Tournehem. Pensez à reserver longtemps à l’avance, le week-end de Pentecôte est un week-end très prisé …

Au dernier ravitaillement, vous pourrez également vous délecter des ailerons de poulets de Licques avant de repartir pour rejoindre l’arrivée où un sandwich et une boisson vous attendront. Les parcours ont été tracés avec pour souci principal d’y mettre un maximum de passages techniques, physiques et ludiques. Beaucoup de forêt et de singles, de longues montées, de gros raidars, des trous de bombes et autres morceaux de vrai vtt. Pour éviter de croiser des débutants, les raids et les randonnées se dirigent dans des directions différentes très rapidement.

 

 Départ conseillé entre 7h30 et 8h30

 

Pour d’évidentes raisons organisationnelles ainsi que des impératifs de sécurité, nous mettrons en place des portes horaires. Une personne s’y présentant trop tardivement se verra redirigée vers un circuit vtt plus modeste. Encore une fois, respectez donc les horaires de départ ou votre parcours risque d’être tronqué !

 

 

Les Raids2017-06-15T15:55:28+01:00
9 01, 2014

Premières nouvelles

2017-06-15T15:55:41+01:00

111
Ce sera le 9 juin

  • Cette année, le lundi de Pentecôte tombe le 9 juin. Notez bien cette date car les tracés s’annoncent épiques. On vous attend le pied ferme, l’oeil vif et le guidon affûté au stade de Tournehem.
  • Les inscriptions se feront toujours exclusivement en ligne sauf pour les parcours pédestres et la randonnée VTT familiale qui pourront choisir entre inscription en ligne et sur place. Pourquoi une inscription en ligne ? La réponse ne tient pas en deux mots. Vous la trouverez en cliquant ici.

Cela fait déjà plusieurs mois que notre équipe travaille sur cette 23ème édition :

  • Les nombreuses reconnaissances d’août, septembre et octobre ont permis de repérer des zones particulièrement techniques, ludiques et 100% inédites. Près de 8km de nouveaux singles en sous-bois seront débroussaillés sur la totalité des circuits et chaque parcours en bénéficiera.
  • Une longue recherche d’autorisations nous permettra de traverser cette année pas moins d’une dizaine de propriétés privées, essentiellement en sous-bois. On rappelle que le respect des passages privés tout au long de l’année est une condition nécessaire à l’obtention de ces autorisations spéciales.
  • La convivialité est bien entendu  toujours au centre de l’événement, le fameux barbecue sera toujours offert à tous les participants sans exception et de nombreuses nouveautés et surprises sont déjà programmées.

Les parcours sont finalisés à 98%

  • Les randonneurs pédestres auront le choix entre deux distances 10km et 20km.
  • La promenade familiale en VTT de 20km sera toujours totalement séparée des autres circuits.
  • Les deux randonnées VTT sportives 35km (>600m de d+) et 50km (>900m de d+) comptent plus de 80%  de sous-bois et le côté ludique a été particulièrement mis en avant sur les deux parcours. Il sera possible à tous les participants de ces deux tracés d’emprunter ou de contourner les parties les plus techniques.
  • Les raids 75km (>1400m), 100km(>2000m) et 120km (>2400m en doublant une boucle en sous-bois) demanderont un réel entraînement de par leurs difficultés physiques et techniques et combleront les fans de ce genre d’épreuve.  Ils traversent la quasi-totalités des forêts alentours.
  • De 2 (10km pédestre)  à 8 (120km VTT) ravitaillements (arrivée incluse) copieux et variés, alternant sucré et salé, vous aideront à vous surpasser tout au long d’une journée inoubliable chez les Sarrazins.

 

@ très bientôt les amis …

Premières nouvelles2017-06-15T15:55:41+01:00
8 11, 2013

Ce matin un lapin …

2017-06-15T15:55:42+01:00

chasse-a-la-becasse-avec-jean-francois-izquierdo_829600Nos amis chasseurs ont décroché leur fusil.

Les sorties en VTT doivent être prudemment organisées.

Voici les dates et plans de chasse à venir pour Tournehem et Guines.

 

 

 

ONF_calendrier_chasse_TournehemONF_calendrier_chasse_Guines

 

Ce matin un lapin …2017-06-15T15:55:42+01:00
16 09, 2013

Xtrem Raid Marathon Normand en photos

2017-06-15T15:55:42+01:00

Portfolio de ce superbe séjour , trop court, en Suisse Normande.

Photos Sophie Dum, entre autres…

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Petit diaporama automatique

Le chargement peut être long selon votre débit 😉

Xtrem Raid Marathon Normand en photos2017-06-15T15:55:42+01:00
16 09, 2013

XTrem raid normand par Christophe

2017-06-15T15:55:43+01:00

Bien que contraint de supporter la promiscuité d’un Jean-Yves surexcité pendant près de 4h dans l’habitacle des plus cossus, mais il faut bien l’admettre un rien exigu, de mon rutilant bolide dont, au passage, le charme suranné n’a d’égal que l’incroyable fonctionnalité et que je préférerais qualifier, par respect pour ce vaillant véhicule qui nous a mené sans faillir tout au long de notre périple alors qu’aucun d’entre nous n’avait l’âge légal pour le conduire, d’expérimenté plutôt que d’antique comme n’hésitent pas à le faire certains personnages peu scrupuleux, le voyage vers la Suisse-Normande s’est déroulé idéalement jusqu’à l’auberge de Brie, à proximité du lit de l’Orne, qui n’est certes pas tenue par Prosper Poiredebeurré mais nous proposera néanmoins un repas digne d’un hobbit plus tard en soirée.

Après une rencontre inopinée avec un groupe de vététistes parisiens mais néanmoins sympathiques (du moins l’un d’entre eux qui, contrairement à vous bande de béotiens, connaissait Tolkien) auxquels Jean vendra avec brio notre ronde et une sérieuse collation à l’auberge susnommée, le Jean-Yves et moi nous sommes dirigés vers un luxueux hôtel du voisinage afin d’y passer une bonne et calme nuit loin de la veine agitation de nos collègues marcassins un rien nerveux à l’approche de l’événement du week-end. On ne mélange pas les torchons et les serviettes, que voulez-vous … :lol: :lol: Jean-Yves, qui ne loupe jamais une occasion ne se faire des amis, s’en est fait un nouveau en la personne d’un géant noir au sourire aussi large que ses épaules de catcheur et tenancier du bel établissement, qui l’a chaleureusement remercié de l’avoir aidé à veiller toute la nuit grâce à ses ronflements sonores. :roll:

A 8h15, après avoir attendu une éternité que mon compagnon de route obtienne enfin sa plaque de cadre, nous rejoignons les autres marcassins sur la ligne de départ. Le Doc, qui en grand frère pense à tout, nous a amené à chacun des tubes de potions magiques pour nous aider à surmonter l’épreuve. Pour une fois, les effluves que nous laisserons dans notre sillage seront aussi étrangement colorées que les siennes ;) . David, qui 3 jours plus tôt craignait de ne pas pouvoir prendre le départ suite à une blessure, est remonté comme une pendule. Jérôme et le pote au doc qui chassent le chrono fument déjà, jaunissant l’herbe sous leurs fasttracks. Jean et son fiston de compétition sont sur la brèche et attendent le départ du 68km. Benjamin est introuvable. Il aurait dormi sur place dans une tente, préférant, on le comprend aisément, le froid et la solitude plutôt que les vrombrissements du V8 de mon compagnon de chambrée qui ne m’ont laissé vaguement sommeiller que par périodes de 30s.

C’est parti mon kiki. La première partie du parcours est très roulante. De larges pistes permettent au peloton de s’étirer sans le moindre ralentissement. Le balisage est parfait. Chaque traversée de route s’effectue royalement entre trois gusses en gilet jaune qui bloquent la circulation pour nous permettre de ne pas freiner. Le paysage est splendide et pour l’instant, nous avons le loisir de l’admirer. Le Doc, en grande forme, nous attend en haut des petites montées en lisant le journal. David est en mode déconnade. Jérôme et son acolyte ont disparu depuis bien longtemps. Benjamin nous double après une dizaine de kilomètres. Tout roule.

Après cette entrée en matière idéalement choisie pour chauffer nos mollets de quadragénaires, arrive le premier vrai coup de cul. La transition est brutale, put@&  ça grimpe !!. Puis, on arrive sur la première descente technique. Une pente invraisemblable avec une rambarde au milieu et un virage à angle droit en bas. C’est chaud bouillant, le ton est donné et la difficulté va aller crescendo jusqu’au kilomètre 75 : une succession d’ascensions longues, raides, tortueuses et techniques bardées de marches naturelles de pierres et de racines puis des descentes vertigineuses dans lesquelles l’engagement est obligatoire et où virages relevés,pierriers, racines, devers, ornières, épingles serrées et abruptes s’enchaînent sans relâche à grande vitesse. C’est grisant mais plus question d’admirer le paysage. C’est fun mais tendu. L’impression d’être à la montagne est omniprésente. Les moments de récupération sont rares et les organismes mis à rude épreuve. David impressionne par son aisance en descente et assure dans les côtes en mettant, comme à son habitude, une ambiance de folie partout où il passe , Jean-Yves souffre un peu dans le d- mais grâce à un physique sans faille recolle dans le d+. Le Doc profite de sa grande expérience et ne lâche pas un pouce de terrain tout en nous prodiguant de bienvenus conseils.

Deux jours après le raid, des images continuent de revenir régulièrement. Une fois, après une montée ultra-raide assis sur le bec de selle, le genre de grimpette où on échangerait volontiers un rein pour un plateau en 20 dents, un léger faux plat se présente enfin devant moi. J’en profite pour relancer, tourne derrière un arbre en passant au dessus d’une grosse racine et me trouve engagé dans une espèce d’épingle masquée jusqu’au dernier moment et dont la première partie est une dalle pierreuse totalement lisse qui descend quasi verticalement d’un bon mètre vers le chemin qui part en bas en sens inverse. Ouch, pas le temps de m’arrêter, je suis déjà dedans. Je tourne les épaules et le regard vers la sortie du le virage en chargeant l’avant et bloquant la roue arrière un peu à l’instinct, l’instinct de survie :shock: . Le vélo dérape, pivote, se met en travers sur la pierre et glisse jusqu’en bas sans autre conséquence qu’une énorme poussée d’adrénaline. J’ai l’impression que le temps s’est arrêté. Ouf, c’est passé… avec de la chance car je n’avais jamais fait ça avant. Une autre fois, dans une descente hyper raide, le thorax contre la selle, les bras tendus et pourtant à la limite du soleil, je pars à la faute suite à un mauvais contrôle et petite une glissade(ben oui, ça descend au point qu’il est dur de marcher, il y a une petite ornière au milieu, c’est très sablonneux et ça tourne sans arrêt). Je pause pied à terre comme je peux pour me rééquilibrer, regarde passer David qui manoeuvre comme un beau diable, puis repars dans la pente tout en apercevant d’autres vététistes qui sortent de la trace, embrassent les arbres ou font des rouler-bouler dans les fougères. Je ne citerai pas de nom par respect envers le grand homme mais l’un d’entre eux n’avait plus son journal :D . Une autre fois, nous rencontrons une série de troncs d’arbres couchés en travers du chemin à une hauteur qui nous force à nous coucher sur le vélo pour passer dessous. Sauf que quelques mètres avant le dernier tronc il y a une bosse que je ne vois pas et me fait décoller. L’énorme tronc arrive sur moi toute allure. J’atterris juste devant, me couche le cintre dans les côtes et enttends un gros bruit de frottement quand mon Camelbak rippe violemment sur l’arbre. Une autre fois encore, dans une descente de dingue, David et moi croisons un instant deux des amis parisiens rencontrés la veille, l’un est allongé et prend un air détaché tandis que son vélo gît 20m plus bas dans une pose acrobatique, l’autre tente de descendre comme il peut à pied en s’accrochant à tout ce qu’il peut. Ils se bondissent comme des diables sur les côtés quand nous arrivons, couchés sur nos selles. Heureusement car il est totalement impossible de faire autrement que d’aller tout droit en essayant d’éviter de partir en soleil. Et tout ces singles, ces virages couchés pris au taquet, ces marches infranchissables mais franchies quand même, ses interminables pentes aux pourcentages déments …

Arrive alors le dernier ravito. C’est dur. On nous dit que le pire est passé et que le restant n’est que plaisir … à un ou deux raidards près. Effectivement, les 25 derniers kilomètres sont un bike parc naturel où des singles incroyablement ludiques se succèdent les uns aux autres sans jamais sortir de la forêt. Jean-Yves roule aux avant-postes, le Doc souffre un peu mais serre les dents et continue de relancer en danseuse régulièrement. David virevolte. Les cuisses se font oublier tant c’est joueur, rapide, tortueux. Chacun lâche les chevaux et se fait plaisir. C’est une récompense formidable qui nous donne l’énergie de terminer un grand sourire crétin rivé sur le visage ces 100km et 2800m de d+.

Un grand bravo à notre cadet Quentin qui est parvenu à surmonter une épreuve d’une difficulté physique et d’une technicité rares. Un autre à nos champions qui terminent avec des moyennes oscillants entre 16,5 et 19km/h :shock: :shock: Encore un au staff de cet événement qui mérite clairement sa place au top des randos nationales tant pour la beauté, la difficulté et la technicité de son tracé que pour son organisation sans faille. Et enfin un dernier à vous si vous avez lu tout ça.

XTrem raid normand par Christophe2017-06-15T15:55:43+01:00